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LA CARPE AU FOUR
AMOUR, COMMUNE, CUIR OU MIROIR, SANS OUBLIER "LA TANCHE" |
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Prendre une belle carpe c'est vraiment du sport, même qu'aujourd'hui certains pêcheurs relâchent toutes leurs prises après les avoir pesées. C'est le no kill (pour une fois un mot anglais que j'apprécie). La carpe est puissante et maligne. Lorsqu'elle se sent prise, elle part souvent en direction d'un obstacle imprévu, se faufile entre les nénuphars, les joncs, les roseaux. Parfois, elle se laisse traîner lentement... et puis repart de plus belle avec la même force qu'au premier départ, alors attention à la scie dorsale, elle met souvent à mal de fil de la ligne. Il est logique que beaucoup de pêcheurs la relâchent après un combat difficile. Ces nouveaux chevaliers halieutiques me sont de plus en plus proches. Pendant les vacances scolaires avec mes trois fils à l'étang de la Gabrière, ou dans l'étang des landes Saint-Martin, j'ai fait le pêche de ma vie, sans oublier le charme des étangs de la Brenne avec les agrestes roseaux, les saules difformes, les cistudes, le cri d'un butor, les aigrons, les oies, les martins bleus, les grèves houssées de brume, et du côté de Rosnay des drôles de marins au bord de la Mer Rouge (un autre étang), qu'elle est belle cette Touraine orientale!
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Videz, écaillez, grattez une carpe de bonne grosseur de quatre à cinq livres, mettez à part le foie et la laitance. Je vous donne notre préparation.
Ciselez-la de chaque côté, salez et poivrez, surtout l'intérieur, enduisez de beurre des deux faces et roulez-la dans la farine. Mettez dans le ventre un bouquet garni. Dressez le poisson sur un plat avec un hachis d'échalotes, de champignons de Paris, girolles, agarics ou marasme, oeufs durs, queues d'écrevisses, quelques moules sorties de leur coquille avec le foie et la laitance. Arrosez copieusement de cabernet et mettez à cuire au four très doux pendant une heure à une heure et demie suivant la grosseur. Servez chaud.
Je réalise cette recette avec une cuisson au vin rouge un vin fin et peu tannique . |