NOTRE CAQUETOIRE

Quelques cinquante années  plus tard, la municipalité constate que des réparations sont à faire à la couverture en ardoises. Les citoyens, qui avaient le plus intérêt à ce que ces réparations soient faites, étaient les marchands bouchers qui installaient leur étal sous cette galerie pour vendre leur marchandise. L'adjudication des travaux eut lieu le 2 prairial an V (21 mai 1797).

 

Les bouchers qui profitaient du caquetoire s'engagèrent, non seulement à faire réparer la couverture dans un délai d'un mois, mais aussi à l'entretenir pendant cinq ans.

Situé sur la façade sud de l'église Saint-Martin, ce type de préau est appelé caquetoire : l'expression est locale. le caquetoire du dictionnaire est "une chaise commode pour la conversation" et non un abri. Cependant ce mot évoque nettement le bavardage des commères.

  

Au XVIIème siècle de nombreux nobles, ecclésiastiques ou bienfaiteurs de la paroisse étaient enterrés dans l'église Maître Urbain-René Perrochon, procureur du Roi, de l'élection de Chinon, fut inhumé, lui, sous la galerie (caquetoire) en 1747.

 

 

De nos jours le caquetoire est encore utilisé lors de fêtes locales : il abrite tour à tour expositions, étals ou stands de brocante.